Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le [pranisme] sans jamais oser le demander

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Par Steevy Hoareau
 www.lartdebienvivre.fr

 

Le prânisme, vous en avez sans doute déjà entendu parler sans savoir vraiment ce qu’il y a derrière ces mots. Nous étions dans le même cas, c’est pourquoi Steevy Hoareau a saisi l’occasion qui lui était donnée d’interviewer un « pratiquant », Mr Lesquoy, au cours du Symposium de l’Homme énergétique qui se tenait dernièrement à Montpellier.

 
Inédie, respirianisme, prânisme… des mots murmurés à voix basse comme des mythes incroyables. Comme une pratique secrète de l’ancien temps.Jamais l’occasion ne m’avait été donnée de rencontrer une personne qui se nourrissait différemment. J’arrivais au symposium avec curiosité, et je découvris au début de la conférence de Gabriel Lesquoy que je n’étais pas le seul curieux. Nous découvrîmes un homme mince et élancé. Pongiste de compétition, pratiquant les arts martiaux, il dit aimer manger quelques champignons et carrés de chocolat de temps à autre. Il est à n’en point douter en très bonne forme, comme le confirme le sourire naturel qu’il affiche. La conférence intrigue, et Gabriel Lesquoy est assailli de toutes parts durant le temps du midi. Les questions sont nombreuses, les temps changent en effet ! Je suis ravi de pouvoir glaner quelques précisions afin de vous les partager.

 

Gabriel, quel est votre parcours ?

À partir de cinq six ans, j’ai expérimenté des phénomènes liés à l’endormissement. J’entendais des sons que l’oreille n’est pas censée entendre. J’avais l’impression de me dilater et de remplir la chambre alors que j’étais allongé dans mon lit. Je comprendrai plus tard le sens de ces sensations d’extension, répertoriées sous le terme de phénomènes hypnagogiques*. Ces expériences, entre autres, m’ont amené à m’intéresser à l’être humain dans sa globalité.

J’étais un peu en révolte avec la religion catholique, je me suis dirigé vers les traditions orientales, notamment le bouddhisme tibétain, celui qui a signé le début de ma recherche. Qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que la mort ? Qu’y a-t-il avant et après ? Cette recherche m’a mené vers ce que je considère l’essence de l’existence : le grand mystère de la vie. Ce que j’apparente aujourd’hui à l’« ici et maintenant ». Je suis devenu infirmier, car l’idée d’être soignant me plaisait. J’étais au CHU à Nancy, dont j’ai démissionné pour créer une structure de formation professionnelle autour de la gestion du stress. J’ai commencé à proposer des formations et des consultations sur la gestion du stress. Et de fil en aiguille, j’ai commencé à soigner et dispenser par ailleurs des soins en énergétique. Le prâna s’est révélé être une suite logique, explorant les possibilités de l’énergie. Si l’énergie permettait de soigner, peut-être pouvais-je m’en nourrir. Le prânisme est un cheminement de trois années d’expérimentations, sans en être pour autant la finalité.

 

Comment en êtes-vous arrivé à vous nourrir de prâna ? Comment avez-vous rencontré cette technique, cette pratique ?

Je me suis dit que c’était possible, que je pouvais le faire. C’était mon cerveau gauche qui parlait, et j’ai accepté le défi qu’il me lançait. Comme en réponse au défi ainsi lancé, mon cerveau droit s’est manifesté par deux fois, sous la forme d’une vision et d’un rêve liés tous deux à la nourriture. Comme le fumeur arrête de fumer grâce au fameux « déclic », ces deux manifestations ont été mon déclic personnel. Le but n’est pas d’être pranique, mais d’être conscient. De chercher à se nourrir plus que de manger.

Se nourrir signifie être présent à ce que l’on mange. C’est aussi faire la part des choses entre ce qui est bon ou pas. On ne se nourrit pas qu’avec la bouche, mais également avec les yeux, la peau, les relations sexuelles, l’hygiène corporelle, notre état d’esprit. Mais lorsque l’on mange, c’est uniquement avec la bouche. L’enjeu du prâna, on le verra tout au long de l’interview, est bien au-delà de ne pas se nourrir. L’enjeu c’est surtout d’être en conscience et en amour avec ce que l’on fait et avec qui l’on est.

Le résultat est que l’on mange moins, et mieux. Et tôt ou tard, on peut en venir à ne plus manger solide, puisque la faim disparaît petit à petit. Le circuit prânique est enclenché, et on peut arrêter ou continuer pour se faire plaisir.

 

Quelle est la biologie de ce circuit prânique ?

Une cellule produit de l’énergie dans la centrale énergétique appelée mitochondrie. Cette mitochondrie reçoit l’énergie du soleil qu’elle transforme en énergie biologique, l’adénosine triphosphate ou ATP. On s’est aperçu que tout être vivant au-dessus de 0°C produit de l’énergie sans manger grâce à ce système. Ce sont les Américains qui s’y s’ont intéressés. En effet, au retour des premiers vols spatiaux, ils constataient une fonte musculaire et osseuse chez les astronautes, engageant le pronostic vital sur des vols plus longs. Débute alors une série de recherches à large échelle. Le remède est trouvé : une simple exposition à la lumière du soleil. Les neurosciences affirment que le cerveau gauche est le cerveau du stress, utilisant beaucoup d’énergie. C’est pourquoi on peut ressentir le besoin de manger lorsque l’on est stressé. Le cerveau droit quant à lui produit de l’énergie. En étant dans le présent, on peut harmoniser les deux hémisphères. On se synchronise en mode alpha, la fréquence de l’univers, mesurée par la mesure scientifique appelée résonance de Schuman. On réduit ainsi le stress, on commence à produire de l’énergie pour finalement peut-être s’en nourrir. C’est le processus des états méditatifs, lorsque l’on est dans l’« ici et maintenant ».

On peut évoquer aussi la glande pinéale, à ne pas confondre avec le troisième oeil. C’est une glande composée notamment d’apatite et de magnétite. L’apatite est une roche volcanique de l’espace. On la trouve dans notre corps au niveau du cerveau, des dents et des os. Cette glande pinéale a la capacité de piézoluminescence, c’est-à-dire qu’elle capte les biophotons, les particules de lumière découvertes par Fritz-Albert Popp, professeur émérite de physique allemand, en 1973. La glande capte ces particules pour les transmettre aux cellules qui vont produire de l’ATP via la mitochondrie. C’est pourquoi la méditation sur la respiration et la lumière peut avoir un effet sur le corps. En 2012, l’université de Brasilia au Brésil a conduit une étude montrant que vingt minutes de respiration à la lumière renforçaient l’activité des lymphocytes, et donc du système immunitaire !

 

Pourquoi cette pratique n’est-elle pas plus connue ?

Parce qu’elle contrarie ! Tout nous pousse à manger trois fois par jour. Et ce n’est pas dans l’intérêt de notre système social tel qu’il est actuellement de nous inviter à plus de conscience. Socrate disait : « Une vie sans conscience ne mérite pas d’être vécue ». Cette phrase peut résumer la philosophie du prânisme. Cette pratique nous invite à sortir de nos prisons intérieures pour aller vers la liberté. En d’autres termes de sortir de la rationalisation qui nous limite en permanence pour aller vers la conscience et l’affirmation de soi.

 

Quelle est votre vision du monde de demain ?

Nous allons vers plus de spiritualité. J’entends par spiritualité notre incarnation dans le corps, dans la pleine conscience. Nous en avons besoin pour garder les pieds sur terre. C’est d’autant plus nécessaire à une époque où le monde va de plus en plus mal. Notre médecine est l’une des meilleures au monde, et nous sommes de plus en plus évolués technologiquement. Pourtant il y a de plus en plus de problèmes de santé et de malades. En prenant un peu de recul, on se rend compte que le système ne tourne pas très bien. Et pour améliorer le système, le changement doit s’effectuer au niveau de chaque individu qui le compose. Ainsi, je vois l’avenir en termes de devenir plus que d’avenir. Demain sera une question d’être et non d’avoir, car le plus grand défi de l’être humain est de se reconnecter avec sa dimension humaine.

Nous sommes en réalité des êtres spirituels vivants une expérience humaine. L’homme, coupé de son humanité, est coupé de la source, et il devient un animal. Nous sommes des animaux, nous violons, torturons, tuons, kidnappons. Nous sommes déshumanisés. Il nous suffirait de nous reconnecter à la source pour reconnecter avec notre humanité via le coeur, via l’amour inconditionnel. Les conflits s’arrêteraient alors, et nous serions libres de nous aimer nous-mêmes. Terminés les tueries animales pour manger, les vols de voitures, l’abus des femmes, la perversité.

Vous voyez que le prânisme est loin d’être uniquement une question de manger ou de ne pas manger.

 

Est-ce que tout le monde peut se nourrir de lumière ?

Tout le monde se nourrit de lumière. C’est d’ailleurs pour cela que le prânisme n’est pas un but en soi. Personne n’a jamais vu un méridien ou un chakra, mais tout le monde s’accorde pour en assurer l’existence. Que l’homme mange ou pas, de l’énergie passe dans ses méridiens. Dans une jambe par exemple, il y a de la chair, des os, du sang. Pourtant s’il n’y a pas d’énergie, la jambe ne peut pas bouger. Le corps est en fait composé de plusieurs corps emboîtés les uns dans les autres comme une poupée gigogne. Ce sont pour les trois premiers les corps physique, éthérique, et astral. Parfois, il peut y avoir un décalage et un des corps n’est pas emboîté sur le corps physique. Ce dernier n’étant alors pas alimenté en énergie, une partie du corps peut cesser de bouger. Ça peut être la cause d’une paraplégie. En recentrant les corps, ça peut fonctionner de nouveau. Cette énergie, nous l’avons tous en nous, que nous mangions ou non. Tout le monde peut donc être prânique en commençant par manger moins manger mieux avec la règle des trois « V » ! Vivant, Varié et Végétal.

 

Comment accompagnez-vous les gens qui veulent faire la transition à la nourriture prânique ?

Je propose une initiation à la nourriture consciente sous forme de pause alimentaire. Je ne parle pas de jeûne pour ne pas ajouter à la confusion. C’est un stage résidentiel pour faire une retraite avec soi-même, permettant de couper avec le quotidien, les soucis et le réfrigérateur plein. La forme classique est de 21 jours, mais je propose des stages prâniques en trois, sept ou quatorze jours. Trois jours permettent de rassurer les personnes qui n’ont pas l’habitude des pauses alimentaires. Sept jours permettent d’aller plus loin, notamment avec ceux qui ont déjà l’habitude de faire des pauses. Les quatorze jours permettent de vraiment travailler le mode prânique. La troisième semaine se fait à distance au retour à la maison, afin de travailler l’intégration en même temps que la fin du processus. L’intégration au quotidien étant une des parties les plus délicates de la transition au prânisme.

 

Pendant ces trois semaines, la personne conserve-t-elle l’eau ?

Il faut boire. Ça permet de drainer les toxines et de les éliminer plus vite. Certains recommandent de ne pas boire les huit premiers jours. Pourtant, je considère qu’il faut boire. Pendant le processus, il y a détoxication physique, mais aussi émotionnelle. Dès le premier jour, ne pas manger provoque une rupture et permet de mettre en lumière les conflits que nous avions endormis grâce à la nourriture. Physiquement, cette rupture peut se cristalliser sous forme de calculs rénaux, qui peuvent s’aggraver et nécessiter une prise en charge à l’hôpital. Boire permet d’éviter ces désagréments et leurs complications.

 

Comment se gère la perte de poids quand on est prânique ?

Dans leur immense majorité les Français ont des kilos à perdre ! En général pendant la transition on perd du poids. Je suis mince, mais pas maigre, et l’expérience montre que l’on n’a pas besoin de tous ces kilos superflus. Mon sommeil a été divisé par deux, or je ne me sens pas fatigué, et je suis en pleine forme.

 

Le prânisme est-il une pratique physique ou spirituelle ?

Il est dit que le prânisme est une des voies royales vers l’éveil de la conscience. C’est une véritable initiation où l’on va détoxiner nos aspects physique, émotionnel, mental et s’ouvrir au spirituel. En Inde ils ont une longue tradition du jeûne. Balayogi est resté 40 ans en méditation sans manger ni boire. Le prânisme est avant tout une hygiène de vie. Cette pratique permet de s’aligner avec soi-même sur tous les plans, ce qui n’a rien de spirituel de prime abord, et qui pourtant ouvre la voie à la spiritualité. Les personnalités prâniques sont multiples et variées, Michael Werner est docteur en pharmacie, c’est une personne rationnelle qui se sent bien ainsi. D’un autre côté, Jasmuheen elle, est très croyante, et Henry Montfort est chaman. Pour ma part je suis pragmatique.

Le Dr Tal Shaller parle de la tolérance que manifestaient les personnes prâniques qu’il avait rencontrées. Je confirme ses dires, les personnes prâniques sont tolérantes, puisqu’elles recherchent la liberté. Il n’y a pas d’interdit ou de privation dans cette pratique. C’est une recherche de déconditionnement mental, dans le but d’être joyeux et conscient d’être présent.

 

Pour finir, est-ce qu’être prânique est dangereux ?

Tout est dangereux du moment où c’est fait dans l’excès et l’inconscience. Manger trop de sucre c’est dangereux, fumer trop est dangereux. Manger trop de sel représente 5000 morts en France. Mais le plus dangereux est la peur. La peur qui interdit, qui verrouille la personne en contrariant la circulation énergétique. La santé, c’est lorsque la personne est ouverte et joyeuse. Or, la peur, la colère, la tristesse ferment la personne. Le prânisme amène incontestablement vers la santé. Mais bien sûr, le prânisme peut-être dangereux lorsqu’il n’est pas mené consciemment, et lorsque la transition est faite non accompagnée. La personne en transition peut également demander à se faire suivre par son médecin, même si bien souvent le médecin ne connaît pas le prâna.

 

Un dernier conseil ?

Mangez moins, mais mangez mieux. Plus de fruits et légumes, et moins de viandes. Pour 98% de la population, deux repas par jours sont suffisants, sauf si éventuellement vous êtes bûcheron, déménageur, ou transporteur de piano. Vous pouvez faire une pause alimentaire de 24 heures toutes les semaines. C’est comme amener la voiture au garage pour décrasser les filtres et ainsi éviter qu’elle tombe en panne.

Enlevez « Il faut » de votre vocabulaire, et remplacez-le par « J’ai envie ».

Écoutez votre corps, et faites-vous plaisir !

 

 

 www.pranainspire.com
Gabriel Lesquoy : 06 88 06 93 60

 

*Phénomènes liant états modifiés de conscience et expansion de l’aura éthérique

 

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